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Place d’Espagne

Durant notre séjour à Séville, je suis littéralement tombée en amour pour la majestueuse place d’Espagne, sur laquelle nous sommes allés flâner de nombreuses fois et que nous avons photographiée sous toutes ses coutures !

« Ce n’est point dans l’objet que réside le sens des choses, mais dans la démarche. »
Saint-Exupéry

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Place d’Espagne (2/2)

On retourne sur la place d’Espagne aujourd’hui, pour en finir le tour…
Une imposante galerie couverte aux arcades ouvertes sur la place relie les différents bâtiments entre eux.

Ses plafonds à caissons de bois sont magnifiques.

48 alcôves possédant un banc en forme de U recouvert d’Azulejos sont adossées à la base du mur de la galerie couverte.

Ces alcôves représentent par ordre alphabétique les provinces d’Espagne qui existaient à l’époque.

Chaque province a sa carte, le blason de sa capitale et une mosaïque représentant une scène de son histoire.

Le palais présente également de nombreuses décorations.

 On peut voir 48 médaillons de bustes d’illustres Espagnols au-dessus des alcôves.

 En haut du cliché ci-dessous, on peut voir un des 24 aigles aux armoiries de Charles Quint.

Les armes de la ville de Séville sont représentées sur le palais.

Quatre statues de 3 mètres de haut garnissent les deux petites flèches de l’édifice central.      

M. Cath avait prévu de réaliser quelques articles supplémentaires sur notre escapade sévillane, notamment un best of de gros plans sur la place d’Espagne qui restera notre coup de cœur esthétique. Cependant, nous constatons depuis un moment déjà la baisse du nombre de commentaires sur ces articles beaucoup trop chronophages. Actuellement, avec une moyenne de 1000 visiteurs par semaine, il n’y a qu’une vingtaine de commentaires sur les articles du vendredi, soit moins de 3% de retour, ce qui est totalement démotivant compte tenu du travail réalisé pour des reportages cohérents, relus plusieurs fois et illustrés par des clichés et des vidéos correspondant aux articles (ce qui souvent n’est pas le cas sur les sites d’informations en ligne !). Par conséquent, plutôt que de vous faire partager un article sur cet espace, M. Cath a décidé de réaliser un livre exclusif (et privé !) avec le best of de la place d’Espagne. Peut-être posterai-je quelques photos de nos prochains voyages mais il n’y aura plus ni texte explicatif ni information pratique.

Je vous laisse avec une dernière vidéo prise sur la place d’Espagne.

Séville

Place d’Espagne (1/2)

Au cours des articles précédents nous avons découvert plusieurs pavillons des pays invités à l’expo de 1929 mais nous n’avons pas parlé du pavillon du pays hôte : l’Espagne. Ce pavillon étant de très loin le plus impressionnant de tous, nous allons le découvrir aujourd’hui… et ce n’est rien d’autre que le palais qui borde la place d’Espagne !

C’est à l’architecte Anibal Gonzalez que l’on doit cet extraordinaire pavillon.

La construction de l’ensemble a débuté en 1914 et a nécessité la compétence de mille hommes tous les jours pendant 14 ans !
La place représente un demi-cercle de 200 m de diamètre. Sa forme et son emplacement ont été mûrement réfléchis : la place est tournée en direction du fleuve Guadalquivir qui faisait à l’époque le lien avec l’océan Atlantique et l’Amérique.  Elle symbolise l’accueil à bras ouverts de l’Espagne pour ses anciennes colonies.
L’ensemble a une superficie de 50 000 m2 : le palais de forme arrondie qui borde la place recouvre une surface de 19 000 m2 ; la place utilise les 31 000 m2 restants. Ce projet était le plus important et le plus couteux de l’expo de 1929.

Le bâtiment incarnait le pavillon espagnol, tandis que la place servait de lieu de rassemblement pour les événements liés à l’exposition. Elle a d’ailleurs été le théâtre de l’inauguration de l’exposition. Elle pouvait accueillir jusqu’à 10 000 personnes.

La place est bordée d’un canal qui figure symboliquement l’accès au fleuve Guadalquivir.

Ce canal est enjambé par quatre ponts qui représentent les royaumes de Castille, d’Aragon, de Navarre et de Leon, le tout symbolisant l’unité politique de l’Espagne.

L’esplanade accueille en son centre une fontaine qui ne faisait pas partie du projet d’origine. Elle a été ajoutée en 1927.

Le palais représente une architecture typique des bâtiments de l’expo de 1929. C’est un mélange de style néo-renaissance, gothique et mudéjar. Il est construit en briques et marbre avec une décoration en céramique. Il est entouré de beaucoup d’éléments en fer forgé comme les nombreux lampadaires qui éclairent l’ensemble.

Le bâtiment central comporte trois étages

De temps à autres, il abrite des spectacles de danses traditionnelles qui ont pour arrière-plan la majesté architecturale du lieu.

Il est prolongé par deux ailes circulaires qui intègrent en leur centre un édifice secondaire.

A chacune des extrémités de ces ailes s’élève une tour de 80 mètres de haut, réplique de la Giralda.

A suivre…

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Exposition ibéro-américaine de 1929 (3/3)

Aux alentours de la place d’Amérique, il subsiste un groupe de pavillons que nous allons découvrir. Commençons par le pavillon du Brésil, malheureusement modifié au cours du temps. Son architecture originale est devenue plus classique et surtout plus rectiligne alors que ses courbes anciennes étaient spectaculaires.

Il ne reste que la montée d’escaliers pour illustrer les courbes anciennes.

Le pavillon du Mexique appartient également à l’université de Séville.

Le pavillon de Colombie est resté propriété du pays et abrite maintenant le consulat de Colombie.

Juste à côté se trouve le pavillon du Maroc, qui va être prochainement transformé en mosquée. C’est un choix tout à fait intelligent car son architecture traditionnelle s’approche beaucoup de celle des mosquées.

En nous engageant dans l’Avenida de las Delicias, qui borde le parc Maria Luisa, nous découvrons le majestueux pavillon d’Argentine qui abrite une école de danse.

Très imposant par sa taille, il est également très spectaculaire au niveau de sa façade arrière qui longe le Guadalquivir.

A l’inverse, le pavillon du Guatemala est très petit mais il compense sa taille par des façades entièrement recouvertes de carrelage.

Nous poursuivons l’Avenida de las Delicias et arrivons sur un autre groupe de pavillons :

  • le pavillon du Pérou, en cours de restauration.
  • le pavillon du Chili, qui accueille le consulat du Chili et une école d’arts appliqués.
  • le pavillon des Etats Unis, qui n’est pas du tout spectaculaire (seule la porte d’entrée est dans l’esprit des autres pavillons)

Nous découvrons un autre côté du casino/théâtre Lope De Vega.

Retournons maintenant dans le parc Maria Luisa qui abrite encore d’autres merveilles architecturales :

– le pavillon Domecq, qui était une entreprise viticole, tout à fait dans l’architecture néoclassique.

  • le pavillon de la Compagnie téléphonique d’Espagne, réservé à l’époque à la centrale automatique ! Ce pavillon, que nous n’avons pu photographier en entier, a une surface au sol de 1000 m2 !

Nous approchons de la place d’Espagne que nous vous présenterons dans un prochain article… ou pas (tout dépendra du nombre de commentaires, ces articles nous demandant beaucoup trop de temps pour bien peu de retour).

Séville

Exposition ibéro-américaine de 1929

Puisque nous sommes toujours à l’extérieur du parc, allons voir un superbe bâtiment qui a conservé sa fonction d’origine. Il s’agit de l’hôtel Alfonso XIII, inauguré en avril 1929 pour loger les visiteurs les plus fortunés de l’expo. De style néo-mudéjar, il fut construit pour être l’hôtel le plus luxueux d’Europe. Il est toujours référencé sur la liste des meilleurs hôtels du monde !!! Sa réalisation a monopolisé 10% du budget de l’expo, avec un bon retour sur investissement puisque 90 ans après, il est toujours là !

Entrons maintenant dans le parc Maria Luisa par la place d’Amérique. Elle a conservé ses luminaires de 1929.

Il subsiste toujours les trois pavillons construits par Anibal Gonzales :

  • le pavillon royal, de style néogothique
  • le pavillon qui est maintenant le musée archéologique, de style renaissance
  • et le pavillon le plus spectaculaire des trois, devenu le musée des arts et coutumes populaires, du plus pur style Mudéjar. Malheureusement, lors de notre passage, sa façade était défigurée par des affiches pour une expo en cours à l’intérieur (preuve de l’absence de respect de notre civilisation actuelle !).

La place d’Amérique est bordée de 16 statues de victoires ailées dont certaines agrémentent le pavillon.

Nous avons beaucoup aimé cet œuvre d’art très réussie. Malgré sa taille impressionnante, ce pavillon reste esthétiquement très aérien, certainement grâce à sa galerie couverte soutenue par de fines colonnes.

Cette galerie se poursuit à l’arrière du bâtiment.

Les arbres plantés à l’origine de la création de la place sont maintenant adultes ; ils servent d’écrins au pavillon.

A suivre…

Séville

Séville : expo ibéro-américaine de 1929

En 1898, la guerre hispano-américaine fait perdre ses colonies à l’Espagne. En 1910, pour renouer avec le « nouveau monde » et améliorer les relations avec les anciennes colonies devenues des pays, l’Espagne décide d’organiser une exposition internationale. Elle comporte deux volets, dans deux villes distinctes : la partie qui traite du commerce, de l’industrie et des techniques a pour toile de fond la ville de Barcelone tandis que l’art, la culture et l’héritage historique sont mis en valeur à Séville.
En 1911, un concours attribue la direction des travaux de l’exposition sur le terrain à l’architecte Anibal Gonzales. Entre 1911 et 1919, il fait construire trois pavillons sur la place d’Amérique.

Simultanément, il entame la création de la place d’Espagne en 1914.

Il construit d’autres pavillons sur l’avenue de la Palmera, qu’il imagine comme perspective pour développer la ville vers le sud.

L’ouverture de l’expo est plusieurs fois reportée en raison de la première guerre mondiale, de problèmes de financement, ainsi que des crises politiques. Cela laisse le temps à d’autres architectes d’intervenir pour construire les pavillons des pays invités à l’expo entre 1926 et 1929.

L’exposition est inaugurée le 9 mai 1929 et se termine le 21 juin 1930. Son affiche représente en arrière plan la Giralda, puis la place d’Espagne. Au centre, une femme en habit traditionnel andalou est entourée de 7 femmes représentant les pays latino-américains. Les drapeaux des pays invités forment une guirlande colorée en haut de l’affiche.

Exposition ibéro-américaine de 1929

Nous allons remonter le temps pour découvrir les merveilles de l’expo de 1929.

Les bâtiments ont toujours pour écrin le parc de Maria Luisa qui avait été donné à la ville en 1893 par l’infante Maria Luisa.

Les jardins d’origine sont transformés en parc public par le paysagiste français Nicolas Forestier. De nombreux aménagements sont réalisés à l’époque pour agrémenter la visite du parc, sur le thème du romantisme inspiré des jardins de l’Alcazar et de l’Alhambra. De nombreuses gloriettes voient le jour, aux réminiscences littéraires ou culturelles.

Des fontaines et des bassins viennent rafraichir le parc.

Des allées sont tracées et baptisées pour assurer des parcours de promenade aux visiteurs de l’expo. A plusieurs endroits du parc, il reste des reproductions du plan de ces promenades qui datent de 1929 et qui sont toujours d’actualité !

De même que les plaques émaillées qui indiquent les noms des allées. A l’époque les hommes savaient faire des choses intemporelles et fiables.

Beaucoup d’éléments de décoration ont été apportés un peu partout dans le parc. Même les bancs ont été magnifiés par des azulejos.

Le parc était fermé par de solides grilles ; son accès se faisait par plusieurs portes dont certaines ont été conservées.

Plusieurs pavillons de l’expo de 1929 sont à l’extérieur des grilles du parc, notamment le casino qui était à l’origine le pavillon de Séville. Il a été transformé en cinéma. Pour notre venue, il avait déroulé le tapis rouge !

Il fait partie du même bâtiment que le théâtre Lope de Vega qui ouvre ses portes à l’arrière.

Un charmant petit château se trouve également proche d’une entrée du parc. Il est plus ancien que les bâtiments de l’expo, car il a été construit en 1893 dans le style néomudéjar. Il s’agit d’une maison où résidait le garde forestier du palais de San Telmo. Il a été baptisé « l’atelier de couture de la reine » suite à une légende selon laquelle la reine attendait le roi en faisant des travaux de couture dans ce château, qui n’était pourtant pas encore construit à cette époque. Ce château a une grande importance historique puisque son style d’architecture néomudéjar a été repris par de nombreux bâtiments construits pour l’expo de 1929.

Le château côtoie une fontaine avec une statue à la mémoire de Juan Sebastian Elcano, premier navigateur à faire le tour du monde à travers les océans de 1519 à 1522.

A suivre…

Séville

Séville… un peu d’histoire !

Le cœur ancien de la 4ème ville d’Espagne ressemble à un livre d’histoire qui nous ramène dans le temps.

La légende attribue à Hercule la fondation de la ville d’Hispalis sur les rives du Guadalquivir. Le fleuve contribuera au développement économique de la ville au cours des siècles. Il permet l’accès à l’océan Atlantique à 150 km du détroit de Gibraltar, qui lui-même donne accès à la mer Méditerranée.

La protection de la ville était assurée par des chaînes dissimulées sous l’eau entre deux tours situées de part et d’autre du fleuve. En cas de tentative d’invasion par le fleuve, des treuils tendaient ces chaines pour empêcher le passage des navires ennemis. Il subsiste une des deux tours appelés la « Torre del oro« .

En 206 Av JC, ce sont les romains qui donnent son importance à la cité. Du 4ème au 8ème siècle c’est le règne des Wisigoths qui combattent les Vandales, des barbares germaniques. Séville vit à l’heure du christianisme lorsque les califes musulmans en provenance du nord de l’Afrique traversent le détroit de Gibraltar en 711. Ils chassent les Wisigoths et remontent même jusqu’à Barcelone. La région est nommée Al-Andalus et fait partie du califat de Damas qui prospère au fil du temps. Au 11ème siècle, Séville devient un joyau de l’architecture européenne. En 1140, ce sont les Almohades qui conquirent Al-Andalus et consacrent Séville comme la capitale de la région. Ils construisirent le premier Alcazar et une immense mosquée dont le minaret subsiste toujours : la Giralda.

La Giralda ressemble beaucoup à la Koutoubia de Marrakech car elles ont été construites à la même époque par les Almohades, originaires du Maroc.

En 1248, après 16 mois de siège, Séville tombe aux mains de Ferdinand III de Castille qui la nomme capitale de toutes les terres andalouses reconquises. C’est à partir de 1492 que Séville va devenir de plus en plus riche. C’est en effet à cette date que Christophe Colomb, mandaté par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, part d’Andalousie avec trois bateaux pour rejoindre le continent asiatique par l’ouest.

Scan d’une photo que nous avions prise à Séville en…. 1992 ! D’où sa qualité….

Christophe Colomb était persuadé que la terre était ronde. Les routes maritimes de l’Est étant contrôlées par les Portugais, il avait calculé que le continent asiatique serait plus proche en partant par l’ouest. C’est à Séville, dans le monastère de la Cartuja que le navigateur a préparé son périple.

Suite à une erreur de calcul, il atteint les Bahamas sur le continent américain inconnu à l’époque, pensant avoir trouvé un raccourci avec l’Asie. Pour la petite histoire, Christophe Colomb mourut sans savoir qu’il avait mis les pieds sur un nouveau continent !

En 1503, Séville obtient le monopole des échanges commerciaux avec les « Indes » (autrement dit les Amériques). C’est le début de l’âge d’or de Séville. Les notables sévillans s’enrichissent grâce aux mines sud-américaines. Ils affichent leur fortune en bâtissant des églises et des palais de la taille de ceux des califes musulmans. Le mélange des styles de construction maure et gothique occidental crée un nouveau style d’architecture appelé « mudejar« .

L’apogée du style mudejar est représenté par l’Alcazar de Séville. Il fait partie de la trilogie andalouse des bâtiments d’architecture maure ayant traversé les âges avec le palais de l’Alhambra de Grenade et la mosquée de Cordoue. Avec la visite de l’Alcazar, nous venons de compléter cette trilogie architecturale.

Les califes ont gardé quelques idées venant des Romains et c’est ainsi que les patios ont traversé l’histoire pour agrémenter les « palacios » et les « casas » qui se visitent aujourd’hui.

Au 16ème siècle, l’Espagne est le pays le plus riche du monde. Dés le 17ème siècle, Séville doit partager son monopole commercial avec Cadix. Puis arrive la peste qui emporte la moitié de sa population en 1649. C’est le début du déclin pour la ville qui, petit à petit, va perdre sa richesse, au fur et à mesure de l’indépendance des colonies espagnoles dans le courant du 19ème siècle.

Au début du 20ème siècle, l’exposition hispano-américaine de 1929 va sortir Séville de sa torpeur. A cette occasion, la ville est dotée de nouvelles infrastructures qui existent toujours :

Place d’Espagne
Hôtel Alfonso XIII
Parc Maria Luisa

Le krach boursier de 1929 et la dictature de Franco vont ensuite maintenir la ville en léthargie pendant quelques décennies.
En 1992, l’exposition universelle dote Séville d’infrastructures modernes : aéroport, hôtels etc… La ville est de nouveau sur le devant de la scène pendant 6 mois. Ci-dessous, quelques clichés argentiques que nous avions ramenés de notre passage à l’expo en juin 1992 !

Pavillon de la Suisse. Une tour en papier de 38 mètres de haut !

La douceur de son climat et la richesse de son architecture attirent de plus en plus de visiteurs qui participent au rayonnement de la capitale d’Andalousie.

Le thème principal de notre dernière escapade était d’ailleurs l’architecture. Nous avons privilégié l’architecture ancienne, mélange d’architectures orientale, gothique et régionaliste. Nous sommes ainsi allés à la découverte des pavillons de l’expo hispano-américaine de 1929

Un grand nombre de ces pavillons ont été conservés et entretenus. Quelques-uns abritent des consulats, d’autres des organismes régionaux. Il y a même une école de danse, des musées. La plus grande partie de l’expo de 1929 est toujours visible ; la partie la plus emblématique est la place d’Espagne, bordée par le parc Maria Luisa qui met en valeur des groupes de pavillons construits à sa périphérie. A l’époque, le régionalisme était un mouvement architectural qui prônait la conservation des bâtiments anciens. Nous sommes aujourd’hui à l’opposé avec un mouvement architectural qu’on pourrait appeler « le n’importe quoi » qui prône la construction de bâtiments complétement décalés avec un budget qui est en général multiplié par 3 par rapport au devis d’origine. Ainsi, pour l’expo universelle de 1992, qui a couté 1 milliard d’euros, seuls 30% des bâtiments ont été conservés. Plusieurs centaines de millions ont ensuite été réinjectés dans ces bâtiments pour les aménager en sièges d’entreprises, alors qu’ils étaient initialement destinés à d’autres utilisations sans engager de frais supplémentaires. De nos jours, on appelle cela le développement durable ! Dans cet article, un Espagnol ayant retrouvé les mascottes de l’expo de 92 parle du devenir du site.

A suivre au prochain épisode !

Séville

Back home !

Retour dans le froid et la grisaille après une semaine placée sous le signe du soleil et de la douceur.
Nous avons été littéralement charmés par Séville, que nous avons eu le temps de découvrir tranquillement durant notre séjour. Lors de notre précédent voyage dans la belle andalouse, nous n’avions vu de la ville que l’incontournable (et majestueuse !) place d’Espagne. En effet, nous étions allés à Séville en 1992 pour visiter l’Exposition Universelle et n’avions pas eu le temps de découvrir les trésors architecturaux de la ville. C’est désormais chose faite et nous en avons pris plein les yeux !
Les cartes mémoires des appareils photos sont bien remplies et avant de vous faire découvrir plus en détail une partie de notre escapade dans les prochaines semaines, je vous laisse en compagnie de ma copine Zoé* qui adore prendre la pose devant les monuments (et qui comme moi est tombée amoureuse de la Place d’Espagne !!!).

*Je vous avais déjà présenté Zoé ici

« Qui n’a pas vu Séville ne sait pas ce que c’est qu’une merveille. »
Proverbe espagnol