Inde du Nord

Ranthambore Tiger Reserve

Nous vous emmenons aujourd’hui en « safari » dans la réserve de Ranthambore, en Inde.

La réserve naturelle était autrefois la propriété des Maharajahs de Jaipur qui pratiquaient la chasse aux tigres. En 1973, sa superficie a été augmentée ; elle a été intégrée aux 9 réserves du « project tiger ». Il y avait à l’époque 14 tigres qui se sont multipliés pour donner aujourd’hui 40 ou 60 individus selon les différents guides papier. Toujours selon ces guides, il est possible de croiser également des panthères, lynx, hyènes, chacals. Le GDR promet même des ours, des phytons, des léopards, etc… Le site internet de la réserve laisse croire que l’on peut voir des tigres dans les ruines d’un ancien fort ; un guide papier fait état d’un gigantesque banian qui abrite un palais lacustre. Bref la réserve de Ranthambore est un lieu magique qu’il ne faut rater sous aucun prétexte ! Une fois sur place, on est hélas confronté à la réalité indienne. N’oubliez pas ce que nous vous avons dit à chaud à notre retour d’Inde : le mensonge nous a accompagné tout au long de notre voyage ! Il était omniprésent à Ranthambore. Pour commencer, M. Cath avait réservé trois safaris sur deux jours en Jeep de 6 personnes maximum pour pouvoir faire des photos plus facilement que dans les camions de 20 personnes proposés dans la version de base du parc. La personne qui nous reçoit à notre arrivée nous informe que seulement deux safaris se feront en jeep et le troisième en camion de 20 personnes. Il a fallu passer plusieurs coups de téléphone pour faire réapparaitre le programme d’origine que nous avions payé au prix fort. A chaque coup de téléphone, un mensonge différent nous était servi.
Nous connaissions les safaris en Afrique (que nous avons pratiqués en Afrique du Sud), où il suffit de monter dans son véhicule puis de choisir un parcours qui permet de rentrer avant la nuit au camp de base. Une liberté totale s’offre à vous à condition de respecter les règles pour ne pas interférer avec la tranquillité des animaux et rester en sécurité tout au long de la journée. A Ranthambore, les choses se passent avec une autre approche ; les « safaris » tiennent plus de la balade car ils sont limités dans le temps à 3h. Ils se font obligatoirement en compagnie d’un guide et de son chauffeur et comprennent donc 6 personnes ou 20 suivant le véhicule réservé. Le nombre de véhicules est limité à 40 par demi-journée ; il faut donc réserver à l’avance mais il n’est pas possible de le faire directement sans passer par une agence (histoire d’augmenter encore le tarif).
Concernant le parcours, la réserve est divisée en une dizaine de zones ; une seule zone est permise par « safari ». Cerise sur le gâteau, c’est un ordinateur qui tire au sort la zone où le guide va vous emmener, le tirage au sort se faisant en temps réel à l’arrivée du véhicule dans la réserve. Génial le système indien ! Vous pouvez donc faire une croix sur les ruines de l’ancien fort pourtant très photogéniques, sur le banian et son palais lacustre également.
Concernant la diversité des animaux, en fin de reportage vous pourrez comparer ceux figurant sur nos photos avec les espèces évoquées plus haut. Pour vous consoler, le personnel de l’agence vous laissera entendre que vous avez eu de la chance puisque vos trois safaris ont eu lieu dans trois zones différentes !

Notre reportage mixe les trois safaris réalisés, avec à chaque fois un équipage guide/chauffeur différent.
Sur les trois équipages nous avons eu droit à un guide qui ne faisait jamais arrêter le chauffeur car il cherchait seulement à voir un tigre, qui était aux abonnés absents. Il n’a pas pensé une seule seconde que nous étions venus pour voir des animaux et des panoramas typiques de cette réserve ; lui les voit tous les jours donc cela ne l’intéresse plus.
Nous avons eu droit également à un « safari » dans une extension récente du parc complètement à l’opposé de l’entrée de la réserve. Il a même fallu traverser le village voisin (quand nous parlons de village en Inde, traduisez par ville en France) pour nous y rendre car cette extension n’est pas accolée au parc historique. Résultat des courses, sur les 3h de balade nous avons passé autant de temps sur la route que dans la réserve. De plus, les pistes de ce secteur étaient complétement défoncées. « Défoncées » en Inde n’a pas la même signification que chez nous. Toutes les routes, même les plus roulantes, le sont, alors une piste défoncée c’est quelque chose où personne ne mettrait les roues, même avec un véhicule 4×4… sauf notre chauffeur ! Nous avons été brinquebalés dans tous les sens malgré la zénitude du chauffeur. Le guide était également très zen, car de toute façon il n’y avait quasiment aucun animal à voir ! Les animaux n’ont pas dû être informés que l’extension leur est réservée ! Le seul intérêt du secteur c’est la montée sur une colline rocheuse qui offre une vue sur la plaine.

Nous ne dominerons même pas la réserve tellement cette extension est loin du parc. La végétation de ce secteur est différente ; elle est très sèche car elle pousse directement sur les rochers.

Sur les trois « safaris » effectués, nous avons eu une zone où il y avait plus d’animaux et où le guide avait bien compris nos attentes ; la grande majorité de nos photos ont été prises au cours de cette balade au cœur de la réserve d’origine.

Notre balade la plus sympa a eu lieu le matin, avec l’apparition du soleil sur la réserve :

Le problème était le manque de lumière car le soleil n’éclaire pas beaucoup à ce moment là :

C’est l’heure de la toilette, en l’occurrence un bain de boue pour les cervidés :

Au cours de la matinée, le soleil devient petit à petit plus généreux :

Nous passons à côté de pièces d’eau où la végétation reverdit et où nous pouvons observer des oiseaux :

Et même des crocodiles :

Chaque « safari » comprend une pause où il faut rester proche du véhicule au cas où…

Nous n’avons pas vu beaucoup de singes, pourtant il y en a de partout en ville en Inde. Encore un paradoxe indien !

C’est au bord des rares routes goudronnées au tout début de la réserve que nous en avons vu le plus !

Nous avons vu beaucoup de cerfs de la variété « axis » qui ont pour prédateurs quasiment tout le monde.

Mais au fait où sont les prédateurs ??? Nous avions évoqué des lynx, léopards, panthères et même des ours et des pythons et aussi des tigres !

Concernant les tigres, tout le monde vient à Ranthambore pour en voir. Il doit donc y en avoir ! Quant aux autres prédateurs, le dernier maharadja qui en a vu doit déjà être réincarné plusieurs fois depuis !
Nous allons maintenant procéder à un petit calcul mental pour éclaircir le nombres de tigres présents à Ranthambore : au cours du premier safari, après nous avoir dit qu’il y avait 65 tigres au total dans la réserve ( mieux que les guides papier !) notre guide nous a dit qu’il y en avait 2 dans la zone où nous étions. Au cours du second « safari », il y avait également 2 tigres dans la nouvelle zone et au cours du troisième « safari » (dans une 3ème zone) il y avait … 2 tigres aussi !
Sachant qu’il y a 10 zones et 2 tigres par zone, nous nous rendons compte que pour arriver à un total de 65 tigres il y a quelque part un « coefficient mensonger » qui intervient ! C’est d’ailleurs un coefficient similaire qui intervient dans les chiffres officiels indiens au sujet du nombre de cas de Covid journalier et du nombre de décès quotidien. Sauf que le coefficient qui est majorant à Ranthambore devient minorant pour la pandémie. Avez-vous une idée de ce coefficient concernant les cas de Covid et les décès ??? D’après les infectiologues Indiens qui sont bien placés pour en parler, il faudrait multiplier par… trente les chiffres officiels ! Lorsque une société fonctionne avec le mensonge, elle n’a aucune limite !

Pour en revenir à nos moutons, attention ! les moutons ne vont pas faire long feu à Ranthambore car il y a vraiment quelques tigres. Nous en avons même aperçu un.

Notre 1er guide (vous savez, celui qui n’arrêtait jamais le chauffeur) nous a beaucoup parlé du tigre. Il ressort qu’il faut prendre rendez-vous pour en apercevoir un. En effet, son Altesse le tigre ne reçoit que le matin de 6h30 à 9h puis à 16h lorsqu’il se réveille de sa sieste, le meilleur moment étant entre 6h30 et 7h30, heure à laquelle il revient de la chasse. A ce moment-là, d’après notre guide, il y a 99% de chance d’en rencontrer un. Et c’est là que la logique indienne intervient une nouvelle fois puisque l’accès au parc ne peut se faire qu’à partir de… 7h30 (donc lorsque le tigre va se faire plus rare). Pour les amateurs de safari africain, il est évident qu’il faut à tout prix loger dans les réserves car il est possible de partir sur les traces des animaux avant l’ouverture des parcs, ce qui permet de voir les prédateurs rentrer de leur chasse nocturne. Nous avons donc la confirmation que Ranthambore ne se trouve pas en Afrique 🙂

C’est au cours de notre second « safari » que nous avons eu la chance d’apercevoir son Altesse le Tigre. Pour que vous vous rendiez bien compte de ce moment qui aurait dû être magique normalement (mais nous sommes à Ranthambore, qui n’est pas en Afrique ne l’oublions pas), voici un extrait de mon carnet de voyage rédigé à chaud le soir même :

« Nous ne voyons pas grand chose, car la zone où nous sommes est très boisée. Tout à coup, grosse agitation parmi les véhicules présents, un tigre est juste à côté !

Nous l’apercevons

et c’est ensuite la plus grosse pagaille imaginable. Les chauffeurs de jeep et de camions font n’importe quoi, au point de se rentrer dedans !!! Les guides crient dans tous les sens. C’est un « bordel » innommable qui laisse la plupart des touristes estomaqués !!!« 

En effet, le moment a été impressionnant de « bêtise humaine », chaque guide demandant à son chauffeur de suivre le tigre. Certains ont fait marche arrière, d’autres demi-tour, tout ça dans un vacarme que le tigre s’est empressé de fuir. Pour finir, le tigre a traversé la piste derrière le véhicule qui nous suivait et au moment où M. Cath allait appuyer sur le déclencheur pour immortaliser l’animal au milieu de la piste, le chauffeur a eu la bonne idée d’enclencher la marche arrière alors qu’il y avait une jeep juste derrière, ce qui a déstabilisé M. Cath qui a dû se rattraper in extremis à l’arceau du véhicule pour ne pas tomber entre les griffes de l’animal ! D’où l’absence de cliché de son Altesse à découvert. Mais M Cath a conservé son intégrité !

Voici les seules photos que nous avons pu faire à travers la végétation touffue de l’endroit

Vous l’avez compris… pour faire de vrais safaris, mieux vaut choisir le continent africain plutôt que l’Inde (sauf que bien entendu, vous ne pourrez pas y croiser de tigres !).

D’ailleurs, puisqu’on parle de safari africain, parmi tous les albums que j’ai réalisés (et Dieu sait qu’il y en a quelques dizaines !!), un de mes préférés reste celui que j’avais consacré aux safaris faits en Afrique du Sud. Vous pouvez le voir (ou revoir) ici pour la première partie et pour la seconde.

Un album que ma poussinette semble apprécier aussi (la preuve en photos !)

J’adore la troisième photo où elle imite le singe !

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Hawa Mahal

Aujourd’hui, nous faisons escale à Jaipur, pour visiter le « Palais des vents« .

Jaipur est la capitale du Rajasthan ; elle a été construite au début du 18ème siècle selon des règles qui prennent en compte la disposition des astres. Elle a pour particularité d’être la seule ville indienne ancienne conçue par un urbaniste. Ses avenues rectilignes, coupées à angle droit par des ruelles, sont entourées de remparts. Huit portes permettent l’accès à la cité.

Le plan de la ville s’inspire des anciens traités d’architecture brahmaniques. Les neufs secteurs de la cité correspondent aux neufs divisions de l’univers. Les distances entre chaque place sont calculées pour être parcourues à pied sans fatigue. Le premier niveau des maisons est décalé par rapport au rez-de-chaussée pour aménager des terrasses.

Les rues étaient ombragées de chaque côté par une rangée d’arbres.

Un aqueduc était présent dans la rue principale ; il alimentait des puits d’eau potable dont beaucoup sont encore en service aujourd’hui. Les superbes bâtiments de Jaipur sont entourés de bazars colorés.

Puisque nous parlons de couleurs, la plupart des bâtiments de la ville sont construits en grès rose ; les autres ont été peints en rose en 1875 pour la venue du prince de Galles, le rose étant une couleur traditionnelle de bienvenue. Jaipur en tire son surnom de « ville rose ».

Le Hawa Mahal, construit en 1799, est une annexe du City Palace auquel il est relié par un tunnel. Il a été conçu pour que les habitants du palais puissent apprécier la fraicheur de l’air et assister au spectacle de la rue sans être vus. Sa façade principale est composée de 953 fenêtres incurvées qui permettent de capter les courants d’air d’où le nom de « Palais des vents« .

Son plan a été inspiré par la tradition architecturale des temples qui consiste à répéter un même motif sur tous les étages.

Cependant le palais a pour particularité de n’avoir qu’une très faible épaisseur ; en effet, sur les étages supérieurs elle n’est que de deux à trois mètres.

C’est ainsi que le « palais des vents » n’est présenté que comme une façade.

Pour la petite histoire, nous avons eu beaucoup de mal à convaincre notre chauffeur de nous déposer devant le bâtiment pour aller le visiter. Il pensait que passer devant en voiture allait nous suffire ! Visiblement, il ne nous avait pas encore cernés ! Comme si nous étions venu à Jaipur juste pour faire une photo du palais sans le découvrir dans son ensemble !! Il a eu beau évoquer l’interdiction de stationner aux alentours du bâtiment, nous sommes descendus du véhicule arrêté au feu tricolore et lui avons dit que nous le retrouverions un jour peut-être dans un autre quartier. Non mais !!! Vous allez donc pouvoir découvrir le côté obscur de la force (du vent !).

Après avoir trouvé l’entrée (qui n’est pas indiquée !), nous pénétrons dans l’enceinte du palais. Celui-ci est entouré d’autres bâtiments et il n’est pas possible de définir les contours de chaque construction tant l’ensemble est solidaire. Voici donc l’arrière du « Palais des vents« .

Nous montons dans les étages.

Les minuscules fenêtres permettent d’observer la rue en toute discrétion.

Nous arrivons au sommet du bâtiment.

La vue est dégagée ; le panorama est le point d’orgue de la visite.

Zoom sur le city palace

Redescendons maintenant pour quelques clichés de la façade.

La façade, vue d’un autre angle

On termine par un petit coup de fish eye.

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Udaipur

Nous repartons à la découverte d’Udaipur ! Comme à  Jaisalmer, nous utiliserons les services d’une guide locale, qui, pour ne pas nous égarer, nouera une étoffe sur une corne. A nous de la suivre à travers la ville en nous éloignant du bord du lac.

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Notre guide est prête pour nous faire visiter la ville ; chaussez vos baskets et préparez vos appareils photos ! Si vous aimez les photos style « Géo magazine », vous allez être servis.

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Pour plus de sécurité, un sadhu bénit notre promenade.

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Non, nous ne sommes pas au Maroc,  bien que les habitations en ville ressemblent beaucoup avec leur porte métallique.

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D’ailleurs ici, au coin de la rue, vous pouvez rencontrer un tigre…  

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des élephants…

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des chevaux, des vespas (pourtant nous ne sommes pas en Italie !)…

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Et même la Vespa personnelle de Ganesh !

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des Mandalas pour vous souhaiter la bienvenue…

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Tout comme au Maroc, vous pouvez voir des portes en bois plus ou moins travaillées ; les motifs sculptés sont toutefois différents.

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Nous traversons le quartier des artisans,

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pour nous rendre dans les rues commerçantes…

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où bien entendu vous pouvez faire le plein de jolies choses à rapporter.

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Si vous aimez les tissus, faites-vous plaisir !

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Il est bientôt 16 heures ; nous allons nous ravitailler pour le goûter.

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Nous pouvons repartir pour quelques scènes de rue typiques de l’Inde :

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Tout au long de notre voyage, nous remarquerons que les femmes sont mises à contribution pour les travaux éprouvants :

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en plus du ménage quotidien :

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L’heure tourne ! Avant de rentrer, nous passons saluer Ganesh.

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Notre balade à Udaipur se termine ; notre guide nous ramène au bord du lac.

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Udaipur

Aujourd’hui, nous allons nous balader le long du lac Pichola à Udaipur. C’est tout autour du plan d’eau que se concentrent les palais et les havelis qui font le charme de la vieille ville.

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Udaipur est une petite ville de 600 000 habitants qui tire profit des mines de zinc et des carrières de marbre des environs. Elle s’est modernisée mais a su garder les architectures des siècles antérieurs. Nous éviterons la ville moderne que nous apercevons sur le cliché ci-dessous, pris à partir du City Palace, pour nous consacrer aux témoins du passé.   

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Le City Palace est le bâtiment emblématique d’Udaipur.

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Sa construction a débuté en 1559 ; c’est le batiment qui a donné naissance à la ville.

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Il a été agrandi par les différents  Maharanas au cours des siècles sans que ceux-ci ne détruisent l’œuvre de leur prédécesseur. D’ailleurs, il faut prendre pas mal de recul pour faire entrer la totalité du City Palace dans l’objectif !

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Vous remarquerez que nous parlons de « Maharanas » et non de « Maharajas ». Il s’agit en fait d’un titre de noblesse supérieur à « Maharaja » qui n’est décerné qu’à Udaipur. La légende indique qu’ils sont les descendants du soleil !
Leur emblème est d’ailleurs présent sur le City Palace.

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Pour la petite histoire, Louis XIV prit le titre de roi soleil à la même époque que la construction du City Palace ! 

Continuons le tour du propriètaire du City Palace. C’est une forteresse de 250 mètres de long et de trente mètres de hauteur, construite en marbre et granit avec une cohérence impressionnante malgré ses agrandissements successifs au cours des siècles.

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Aujourd’hui, le bâtiment est divisé en  trois parties : une aile est toujours habitée par le Maharana actuel, l’autre aile est transformée en hôtel et la partie centrale (la seule qui se visite) est devenue un musée.

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Nous visiterons le musée lors d’un futur reportage. Nous allons maintenant prendre le bateau pour découvrir les batiments romantiques construits autour du lac.

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Nous utilisons un bras du lac qui pénètre en ville pour nous rapprocher de la berge.

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En traversant le lac nous passons près du Lake Palace Hotel. Rappelez-vous… il est construit au centre du lac.

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Nous nous dirigeons vers une île qui abrite un palais nommé « Jag Mandir ». Celui ci est transformé en lieu d’accueil pour les réceptions. Sa façade de marbre et stuc  est composée de kiosques, de balcons, de fenêtres, le tout étant délicatement ciselé.

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Nous débarquons  pour une petite balade dans les jardins du Jag Mandir.

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Au retour, nous avons le City Palace en ligne de mire.

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Après avoir débarqué au pied du City Palace, nous partons pour une balade le long du bras du lac qui entre en ville.

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Nous assistons à la baignade des jeunes garçons.

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Nous apercevons encore d’autres palais. 

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Comme sur les ghats, nous assistons à  la lessive à l’ancienne, directement dans l’eau du lac.

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Et même à la toilette de ce jeune homme.

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Nous croisons un jeune papa qui promène son enfant (les traditions semblent évoluer avec la nouvelle génération !)

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La promenade le long du lac est très sereine et offre des points de vue apaisants.

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La semaine prochaine, nous irons nous balader dans la vieille ville…

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Diner-spectacle indien

Pour compenser la longue fermeture des restaurants et le triste couvre feu actuel, ce soir nous vous emmenons au restaurant à Udaipur avant de vous proposer un spectacle de danse du Rajasthan. Mettez-vous sur votre trente-et-un car nous allons au restaurant de l’un des plus anciens hôtels chics de la veille ville d’Udaipur ! Il s’agit du Jagat Niwas Palace, construit en bordure du lac Pichola. Le bâtiment a d’ailleurs les pieds dans  l’eau du lac.

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Nous montons dans les étages pour rejoindre le roof top où se trouve le restaurant.

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L’hôtel a été construit au 17ème siècle dans le style des havelis. Les bâtiments enserrent deux patios intérieurs. L’ensemble des façades est  homogène, de couleur blanche.  

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Le tout est décoré avec beaucoup de goût.

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Une adresse très romantique pour un dîner avec vue sur le lac Pichola

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Nous dinerons sur la terrasse la plus haute, avec une vue imprenable sur les palais bordant le lac. La photo suivante, prise au grand jour, est importée du site de l’hôtel. 

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Voilà ce que ça donne de nuit ; le palais « flottant » illuminé est le  Lake Palace Hotel, construit les pieds dans l’eau au milieu du lac en 1743.

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 Les palais ci-dessous sont situés sur l’autre rive du lac Pichola. 

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Nous sommes dominés par le City Palace.

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Pour terminer la soirée en beauté,  nous vous invitons à un spectacle de danse que nous avons vu… à Pushkar. En effet, M. Cath avait prévu d’assister au spectacle de danses traditionnelles donné dans la Bagore Ki Haveli à Udaipur. Bien que nous soyons arrivés très en avance, plusieurs centaines de touristes faisaient déjà la queue les pieds dans l’eau car il y avait manifestement eu un problème d’écoulement d’eaux usées dans le quartier ! Voyant cela, nous avions transformé le spectacle de danses en balade dans les rues de la ville. C’était la première fois de tous nos voyages où nous n’avons pas pu voir un spectacle que nous avions programmé. « Unbearable India » !

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Les environs de Jaisalmer (suite et fin)

Nous reprenons aujourd’hui la découverte des environs de Jaisalmer, avec la visite de Lodarva.
Il s’agit de l’ancienne capitale, transférée à Jaisalmer au 12ème siècle suite à la découverte de la prédiction de Krishna.  La ville ayant été abandonnée, le désert a repris ses droits. Il ne reste que ce temple Jaïn qui a été reconstruit au 17ème siècle.

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Le temple est précédé d’un « Torana » entièrement sculpté. Malheureusement, à l’intérieur de l’enceinte il n’y a pas assez de recul pour faire entrer en totalité ce porche dans le cliché ! La photo ci-dessous a donc été prise de l’extérieur.

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Le temple se nomme Parshvanatha ; il abrite une représentation de l’arbre céleste. Celui-ci, selon la mythologie jaïn, nourissait de ses fruits les premiers hommes qui, du coup, n’avaient pas besoin de travailler !

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L’ambiance zen des temples Jaïn doit beaucoup à leur fréquentation réduite (pour rappel, la religion ne rassemble que 10 millions de fidèles dans un pays qui compte 1,3 milliard d’habitants).

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Le temple principal a des façades travaillées par les sculpteurs de l’époque, inclinées sur deux plans différents, ce qui lui confère une belle originalité.

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Les temples annexes, plus simples, ont toutefois de jolis motifs.

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Cette architecture a le mérite d’interroger même les écureuils !

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A l’intérieur, nous retrouvons la coupole qui matérialise la voute céleste,

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les statues de « tirthankara »,

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la cloche qui est sonnée à la fin de la prière,

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le prêtre qui prépare l’onction pour apposer sur les « tirthankara ».

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Sur la route du retour à Jaisalmer, nous nous arrêterons près d’une maison pour voir comment les habitants de la région domestiquent le désert.

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Plusieurs bâtiments entourent une cour où trône la cuisine en plein air.

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Si les murs semblent solides car construits avec une bonne épaisseur de terre, les toits restent perfectibles. Du coup, leur étanchéité est renforcée par des bâches plastiques maintenues par  de grosses pierres pour parer au vent. Oui, il s’agit bien ci-dessous d’une maison d’habitation et non pas d’une dépendance ! C’est d’ailleurs la grand mère qui l’occupe.

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La maison principale, habitée par le reste de la famille, est construite en pierre avec un toit en tôles. Celles-ci sont prises en sandwich dans la maçonnerie, avec de grosses dalles ajoutées par dessus pour lester la toiture contre le vent. En effet, les vents chargés de poussière peuvent atteindre 150 km/h dans ce désert. Il est à noter que ces vents de mousson n’apportent quasiment pas de pluie.  

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Dans beaucoup de régions d’Inde, les habitations sont protégées par un  « mandana » dessiné à même le sol. Celui-ci est une composition géométrique, dédié à la déesse « Lakshmi » qui assure la prospérité et la richesse.

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Au Rajasthan, les femmes dessinent également sur les murs des « thapas » aux pouvoirs bienfaisants. Ceux-ci représentent des personnages, des animaux ou des plantes.

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Vous pouvez voir sur les clichés ci-dessous que les bijoux et tatouages au henné sont encore portés quotidiennement, sans attendre une fête ou autre commémoration.

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Nous sommes ici en présence d’une famille de 5 enfants.

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Seules les femmes sont présentes dans la propriété car les hommes travaillent à l’extérieur dans la journée. 

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Nous remercierons cette famille de leur accueil désintéressé car nous avons choisi de nous arrêter là tout à fait par hasard et sommes par conséquent à l’écart des circuits touristiques. 

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Le désert du Thar arrive à conserver quelques végétaux qui survivent aux vents chargés de sable.

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Malgré cela, les animaux ont du mal à trouver à manger ; vous pouvez constater la maigreur de cette jeune vache sur le cliché ci-dessous.

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Jaisalmer restera un bon souvenir pour nous. L’étape faisait partie du début de notre voyage qui a commencé à l’écart des grandes villes, de l’agitation, de la surpopulation, du bruit, de la pollution. Nous sommes restés trois nuits à Jaisalmer. Il y a tellement de choses à voir dans et autour de cette ville qu’une semaine aurait été nécessaire pour en faire le tour, d’autant plus que l’atmosphère apaisante qui règne ici contraste fortement avec le reste de notre parcours. A aucun moment nous n’avons été harcelés par des rabatteurs ; nos visites, à part « Patwon ki haveli », se sont déroulées dans le calme. Côté architecture,  il a fallu faire des choix car d’autres sites sont intéressants dans les environs.

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Au niveau culturel, nous avons fait l’impasse sur beaucoup de choses traditionnelles de la région. M. Cath a beaucoup de regrets concernant les villages autour de la ville de Barmer, qui se trouve à 150 km de Jaisalmer, en plein désert. Les maisons de terre de ces villages sont les plus pittoresques du Rajasthan. Elles possèdent des « mandanas » tellement travaillés qu’ils se confondent avec des tapis persans. L’étape aurait été photogénique à souhait, mais hélas beaucoup trop loin de notre itinéraire.  

Nous rajouterons un paradoxe à la longue liste :  nous avons traversé une grande partie du désert du Thar sans voir un seul dromadaire ! A part à Pushkar, nous n’en avons vu que 3… après être sortis de la zone désertique !

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Amar Sagar

Amar Sagar est un temple Jaïn du 18ème siècle, construit en grés et sculpté avec beaucoup de précision. Il était construit dans un palais du 17ème siècle, au bord d’un lac aujourd’hui asséché. La cour intérieure du palais abritait un grand jardin dont il subsiste quelques arbres.

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Comme tous les temples Jaïn que nous avons visités, l’ensemble distille une atmosphère très sereine.

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Les « jalis » des façades, d’inspiration florale, sont très harmonieuses.

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Vous remarquerez à l’étage la partie centrale, construite en marbre blanc.

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Entrons maintenant dans le bâtiment.

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 Nous retrouvons l’inspiration florale pour le décor intérieur.

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Le temple est habité par des statues représentant des « tirthankara » ainsi que d’autres personnages inconnus.

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Montons à l’étage.

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Sur la terrasse se trouve un autre temple. 

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Voyons voir ce que M. Cath en a extrait…

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Aux quatre points cardinaux, nous retrouvons les éléphants protecteurs des temples Jaïn

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Notre découverte des environs de Jaisalmer n’est pas encore terminée… Rendez-vous prochainement pour un dernier article !

Inde du Nord

Les environs de Jaisalmer : Bada Bagh

Pour explorer les alentours de la ville, M. Cath a prévu un petit circuit avec un rayon de 20 km (tiens, cela me rappelle quelque chose !). Nous visiterons trois sites différents : deux temples Jaïn et un site de cénotaphes. Au retour, nous rendrons visite à une famille qui habite dans le désert du Thar, pour être au plus proche de la population locale.   

Nous commençons par la visite du site de Bada Bagh.
Un cénotaphe est un monument funéraire qui ne contient pas de corps. Ceux-ci ont été élevés à la mémoire des Maharajas de Jaisalmer. Souvenez-vous… Les hindous sont incinérés et leurs cendres sont confiées au fleuve Gange ; c’est exactement la procédure suivie pour les Maharajas. Ceci explique l’absence de corps dans ces tombeaux. 

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Les tombeaux les plus anciens se reconnaissent à leur toit pyramidal. Ils ne sont ni très esthétiques, ni très sculptés.

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Nous allons donc nous concentrer sur les cénotaphes les plus récents. Il va falloir jouer serré pour faire des photos sans parasites en arrière-plan car le site est défiguré  par de gigantesques éoliennes construites bien trop proches. Nous vous avons dit que le désert du Thar n’avait rien d’enchanteur ; vous pouvez le constater sur les clichés ci-dessous.

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Nous avons fait un premier passage sur le site sans franchir l’entrée ce matin car le soleil n’était pas bien placé pour assurer de jolis clichés sans éoliennes en fond. Cet après-midi, l’exposition est nettement mieux mais il y a un peu de monde. Ceci nous obligera à choisir des angles particuliers pour cacher les autres visiteurs. C’est parti pour la séance photo !

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Les tombeaux les plus récents sont des « Chhatris », reconnaissables à leur coupole.

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Ils existent en plusieurs tailles.

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Ils possèdent tous une stèle en marbre avec le nom du Maharaja auquel ils sont destinés. Le maharaja est souvent représenté sous la forme d’un cavalier sculpté sur la stèle. 

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Comme pour tous  les monuments indiens, l’esthétique est au rendez-vous. Le photographe ne sait plus où donner de la tête… ou plutôt de l’oeil, tant il y a d’angles de vue avec des rendus différents.

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Nous continuerons notre découverte des alentours de Jaisalmer demain, avec la visite d’un temple jaïn.

Inde du Nord

Garisar Lake via la ville basse (suite)

Et si nous changions de guide pour sortir de la ville ?

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La broderie est un art ancestral de la région. En 1850, les navigateurs en provenance d’Afrique ramènent des perles en Inde ; celles-ci sont  ajoutées aux broderies traditionnelles. Un peu plus proche de nous, ce sont les morceaux de miroirs qui viennent compléter les tissus de la région.

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Tous ces tissus sont composés de couleurs vives, afin de contraster avec les couleurs ocres du désert environnant.

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Jaisalmer compte beaucoup de bijoutiers qui travaillent l’argent.

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Il y a aussi des cordonniers qui fabriquent encore des chaussures typiques du Rajasthan, appelées « juti ». Elles sont en cuir de chèvre ou de mouton ; certaines sont revêtues de broderies de soie ou de coton (rangée du haut de la photo ci-dessous).  

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Voilà la moto emblématique de l’Inde… 

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Nous arrivons dans la rue du marché où les paysannes s’installent pour vendre les légumes qu’elles cultivent.

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Il semblerait que le marché soit sur la fin. 

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Le nettoyage de la voierie est assuré par les vaches et chèvres sacrées qui doivent être embauchées par la municipalité !

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Nous laissons notre guide en compagnie de ses amies pour une collation bien méritée.

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Après être sortis de la ville , nous arrivons en vue de Garisar Lake. 

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Il faut passer le porche « Tilon-ki-Pol » pour accéder au petit lac entouré de quatre temples hindous. C’est une prostituée réputée pour sa beauté (Tilon) qui fit bâtir ce porche au début du 20ème siècle. Les femmes de la cour refusant de passer sous le porche pour aller chercher de l’eau, le maharaja voulut l’abattre mais Tilon rajouta dessus un sanctuaire dédié à Vichnou pour protéger le porche. Du coup, le maharaja et les femmes de sa cour furent contraints d’éviter le porche pour accéder au lac. Encore un paradoxe indien à rajouter à la longue liste !

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Le lac a été creusé au 14ème siècle par le maharadja de l’époque pour assurer l’approvisionnement en eau de Jaisalmer.

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Il est entouré de quatre temples qui se reflètent dans l’eau. 

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Le lac est très fréquenté le week-end par les familles indiennes qui viennent faire un tour de barques et pique-niquer autour.

La semaine prochaine nous nous aventurerons dans le désert du Thar, aux alentours de Jaisalmer.